Journée attendue, surprise en traversant l’avenue.
Le vent m’effleurait par petites touches, tentant de s’enfoncer à travers les fibres de mon écharpe. La température était parfaite ; c’est sans doute elle qui m’a poussé à lever les yeux et à me revoir six ans en arrière.
Aujourd’hui, c’est un bus plein à craquer alors que la nuit ne s’est pas encore évaporée. Plus tard, j’admire le film qui m’est proposé par le ciel illuminant le port de Gennevilliers. L’or et le mauve s’y fondent et coulent sur les nombreux conteneurs ; sorte de poésie industrielle qui n’aura de sens qu’une heure seulement.
La rentrée fut douce.