(moi), Now Dead, décembre 2011.
Le rêve où se côtoyaient les extrêmes. Un instant il fait clair, frais, les épis de blé se mêlent à l’herbe humide ; un autre il fait nuit, les parfums sont lourds, et tout semble sali. Je traverse des villages à bord d’un train. Aux côtés du conducteur, nous semblons oublier les rails pour passer d’un endroit à un autre. Certaines routes sont semblables à celles arpentées dans le passé, en Espagne ; je reconnais les murs de pierre et cette impression de bout du monde. La lumière apparaît soudain à nouveau, et un objet inconnu descend du ciel pour se déposer face à la bâtisse du numéro 4 de la rue. Nous échangeons des regards inquiets et préférons continuer notre chemin. Je reviens finalement sur mes pas, ne cessant de me répéter les mêmes interrogations. Dans ma tête — ou au loin, je ne sais pas — j’entends des voix comme celles des flash info. “On aurait trouvé des corps à l’intérieur de l’objet. Un liquide gris coule le long des parois ; nous ne savons pas encore à quoi nous avons affaire.” Je ne sais pas si je dois appeler la police ou des gens proches. C’est l’inquiétude et la peur la plus profonde qui parle pour moi.
Réveil.